E-commerce Archives - Âé¶ąÔ­´´ France News Blogs, VidĂ©os et ActualitĂ©s de Âé¶ąÔ­´´ en France Thu, 12 Oct 2023 14:03:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 Allgeier ES France met en place pour NAOS une plateforme d’e-commerce mutualisĂ©e pour deux distributeurs spĂ©cialisĂ©s. /france/2020/03/allgeier-es-france-met-en-place-pour-naos-une-plateforme-e-commerce-mutualisee-pour-deux-distributeurs-specialises/ Mon, 16 Mar 2020 08:40:36 +0000 /france/?p=136120 Pour accompagner la transformation numĂ©rique de deux enseignes de puĂ©riculture, NAOS Ěýa dĂ©ployĂ© une plateforme mutualisĂ©e, basĂ©e sur Âé¶ąÔ­´´ Hybris, avec l’aide d’Allgeier Es France....

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Pour accompagner la transformation numĂ©rique de deux enseignes de puĂ©riculture, NAOS Ěýa dĂ©ployĂ© une plateforme mutualisĂ©e, basĂ©e sur Âé¶ąÔ­´´ Hybris, avec l’aide d’Allgeier Es France.

La société NAOS Information et Technologie a été créée en 2015 pour fournir des solutions digitales et des services mutualisés à différents partenaires, dont le groupe Aubert, une chaîne de distribution spécialisée dans la vente de matériel de puériculture.

DĂ©butĚý2015, ce dernier a mandatĂ© son prestataire pour remplacer une solution de e-commerce vieillissante, qui le freinait dans ses projets d’évolution. Un autre partenaire de la sociĂ©tĂ© de services IT, Ă©voluant dans le mĂŞme secteur d’activitĂ©, souhaitait Ă©galement moderniser son site de vente en ligne. Pour ces acteurs, les enjeux Ă©taient multiples : rĂ©internaliser des dĂ©veloppements confiĂ©s Ă  des partenairesĚý; soutenir le dĂ©veloppement Ă  l’international, accompagner la croissance des catalogues de produits, de plus en plus riches et Ă  l’évolution de plus en plus rapide.

ĚýTrouver une solution Ă  la fois riche et robuste

« Nous avons alors dĂ©cidĂ© de chercher une solution qui puisse ĂŞtre mutualisĂ©e entre les deux entitĂ©s, afin d’optimiser les coĂ»ts Ă  tous les niveauxĚý: dĂ©veloppement, recette et maintenance », explique Julien Navarro, prĂ©sident de NAOS et directeur gĂ©nĂ©ral des opĂ©rations chez Aubert. « Les deux entitĂ©s n’avaient pas le mĂŞme niveau de maturitĂ©Ěý: Aubert avait dĂ©marrĂ© la vente sur Internet dès 2002, alors que, pour l’autre enseigne, ce virage Ă©tait plus rĂ©cent ». Les attentes et l’outillage diffĂ©raient Ă©galement entre les deux entreprises.

Afin de répondre aux enjeux futurs des deux distributeurs, NAOS voulait trouver une solution offrant une bonne profondeur fonctionnelle, capable d’assurer aussi bien la partie e-commerce que la centralisation des informations sur les produits (PIM – Product information Management) entre les différents canaux de vente. « Il nous fallait une solution robuste, afin de sécuriser les revenus de nos partenaires, souligne également Julien Navarro. Nous avons donc recherché des acteurs capables de répondre à notre cahier des charges avec des références significatives dans notre domaine ».

ĚýRĂ©pondre aux spĂ©cificitĂ©s de chaque acteur autour d’un core model partagĂ©

La solution devait Ă©galement permettre de dĂ©velopper un core model commun aux deux enseignes, tout en laissant Ă  ces dernières la possibilitĂ© d’intĂ©grer leurs propres spĂ©cificitĂ©s. « 80Ěý% des besoins pouvaient ĂŞtre couverts de façon standard, et 20Ěý% par du spĂ©cifique », prĂ©cise le prĂ©sident de NAOS.

Sur la base de ces grands principes, un appel d’offres est alors lancĂ©, Ă  l’issue duquel une dizaine de solutions sont sĂ©lectionnĂ©es. Trois solutions intègrent la shortlistĚý: Magenton, Demandware et Âé¶ąÔ­´´ Hybris. Fin mars, NAOS choisit finalement Âé¶ąÔ­´´ Hybris, pour sa performance, son agilitĂ© et sa rĂ©activitĂ©.

Durant l’étĂ©Ěý2015, la première phase du projet dĂ©marre. Celle-ci consiste pour l’essentiel Ă  crĂ©er le core model. Lors de cette Ă©tape est Ă©galement prĂ©vue la mise Ă  disposition d’un nouveau site Web pour un des deux distributeurs. En dĂ©cembre 2016, les solutions dĂ©veloppĂ©es sont mises en production. « Nous avons ensuite pris quelques mois pour bien stabiliser la plateforme et apprĂ©hender l’outil », prĂ©cise Julien Navarro. En octobre 2017, la sociĂ©tĂ© dĂ©marre le 2e lot, qui comporte notamment le site e-commerce d’Aubert. Un an plus tard, celui-ci est opĂ©rationnel. « Nous avons Ă©tĂ© plus vite que prĂ©cĂ©demment, car nous avons pu reprendre une grande partie de ce qui avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©veloppé », explique le prĂ©sident de NAOS.

En cours de route, l’entreprise a rencontrĂ© des difficultĂ©s avec le premier intĂ©grateur choisi. « Notre partenaire n’était pas certifiĂ©, le projet reprĂ©sentait un investissement trop important de sa part », dĂ©plore Julien Navarro. DĂ©butĚý2018, NAOS fait donc appel Ă  Allgeier Enterprise Services, partenaire gold certifiĂ© Âé¶ąÔ­´´, en rĂ©intĂ©grant une partie de l’équipe prĂ©cĂ©dente. Le partenariat porte sur de la Tierce Maintenance Applicative (TMA) et le dĂ©ploiement de nouveaux projets. Ont notamment Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©sĚýrĂ©cemment un nouveau programme de fidĂ©litĂ©, l’intĂ©gration d’une nouvelle soltution de recherche, une plateforme d’avis clients et la mise Ă  niveau vers la dernière version de Âé¶ąÔ­´´ Hybris. D’autres projets sont encore Ă  venir, toujours en collaboration Ă©troite entre l’équipe d’Allgeier et NAOS.

De premiers retours très positifs… des distributeurs et des consommateurs

Aujourd’hui, la plateforme est stabilisĂ©e. « Nous percevons dĂ©jĂ  nettement l’intĂ©rĂŞt de la solution, Ă  deux titresĚý: d’une part, sa richesse fonctionnelle offre un vrai potentiel pour soutenir le dĂ©veloppement de nos partenaires. D’autre part, les bĂ©nĂ©fices du core model se matĂ©rialisent aujourd’hui très concrètement, Ă  travers l’agilitĂ© et la souplesse apportĂ©es Ă  nos partenaires », pointe Julien Navarro.

Les deux enseignes ont bien accueilli la nouvelle plateforme. « Leur crainte était de se retrouver avec des outils inadaptés, mais leurs équipes ont rapidement constaté qu’elles pouvaient personnaliser les tableaux de bord et les écrans, afin que les métiers retrouvent leurs repères », raconte Julien Navarro. Pendant les périodes stratégiques pour leur activité, notamment les soldes et les mois propices à l’achat d’équipement, le niveau de performances s’est révélé très satisfaisant, avec une hausse des achats enregistrés par rapport aux anciens sites.

Du cĂ´tĂ© des consommateurs des deux distributeurs, la transition s’est Ă©galement dĂ©roulĂ©e de manière transparente. « Les deux chaĂ®nes s’adressent aux jeunes parents, des clients avec un renouvellement par nature Ă©levĂ©Ěý: nous n’avions pas besoin de reprendre un historique très long. Le jour de bascule, ces clients ont retrouvĂ© tout leur historique de commandes, mais avec un outillage plus moderne. » Les enseignes ont reçu toutes deux des retours très favorables de leurs clients, qui apprĂ©cient l’ergonomie et l’accès au catalogue qu’offrent les nouveaux sites.

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Industriels : pourquoi le commerce omnicanal est-il une nécessité ? /france/2020/01/industriels-pourquoi-commerce-omnicanal-est-une-necessite/ Mon, 20 Jan 2020 09:43:44 +0000 /france/?p=135792 Depuis des années, les constructeurs ont digitalisé leurs canaux de vente, en lançant des sites web pour leurs revendeurs, distributeurs et grossistes. Pourtant, même les...

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Depuis des années, les constructeurs ont digitalisé leurs canaux de vente, en lançant des sites web pour leurs revendeurs, distributeurs et grossistes. Pourtant, même les pionniers de la digitalisation ont parfois du mal à faire du e-commerce un véritable moteur de croissance. Et de nombreuses autres entreprises B2B restent en marge du e-commerce.

Les raisons sont multiples. Les fabricants vendent des produits complexes et personnalisables. Ces produits nĂ©cessitent des moteurs de configuration qui, historiquement, n’Ă©taient pas adaptĂ©s pour le e-commerce. MĂŞme pour la vente de produits non configurables, comme les pièces dĂ©tachĂ©es, les entreprises B2B font face Ă  de nombreux dĂ©fisĚý: des listes de prix, des catalogues, des limites de dĂ©penses, et des flux d’approbation des commandes diffĂ©rents par client, par exemple.

Ajoutez Ă  cela la complexitĂ© de la vente internationale, avec des rĂ©glementations, des taxes, des devises ou des options d’exĂ©cution diffĂ©rentes, ainsi que la crainte de perturber leur Ă©cosystème de distribution traditionnel, et vous comprendrez pourquoi de nombreux fabricants ont tardĂ© Ă  adopter une stratĂ©gie e-commerce globale.

Le changement des modes d’engagement client est nécessaire

Soyons honnĂŞtes : beaucoup de constructeurs sont encore, dans l’âme, des entreprises «ĚýBrick and mortarĚý», peu digitalisĂ©es. Si le volume du commerce en ligne B2B est plus de 6 fois supĂ©rieur Ă  celui du marchĂ© B2C, seulement 6% des entreprises industrielles et de construction en France se sont lancĂ©es dans la vente en ligne, . Des chiffres quasiment anecdotiques.

Les industriels que je rencontre au quotidien s’appuient encore fortement sur des systèmes Electronic Data Interchange (EDI) pour la prise de commandes de leurs distributeurs. Si ces systèmes sont efficaces, notamment dans un contexte de rĂ©approvisionnement, ils empĂŞchent les constructeurs d’avoir de la visibilitĂ© sur l’expĂ©rience d’achat, de personnaliser et d’optimiser celle-ci en fonction des clients, par exemple avec des recommandations d’upsells, avec des produits ou des services adaptĂ©s. En parallèle, les constructeurs emploient souvent des Ă©quipes support pour crĂ©er des devis complexes et gĂ©rer la contractualisation. Ces processus sont coĂ»teux en temps et en ressources.

Dans le contexte actuel, ces mĂ©thodes traditionnelles de vente ne sont plus suffisantes. Les digital natives, modifient en profondeur les parcours d’achat. Leurs attentes en termes de rapiditĂ©, de simplicitĂ©, de fiabilitĂ©, de personnalisation et de disponibilitĂ© sont très Ă©levĂ©es. L’expĂ©rience, telle qu’elle est offerte par des acteurs comme Amazon, est devenue un standard.

«ĚýLes clients s’attendent Ă  pouvoir passer en toute transparence d’une interaction hors ligne Ă  une interaction en ligne, mobile et personnalisĂ©e, en remplissant un panier d’achat en ligne, en modifiant le contenu sur un smartphone et en passant la commande finale par tĂ©lĂ©phone «Ěý, a dĂ©clarĂ© une Ă©tude du Boston Consulting Group.

De nouveaux concurrents disruptent Ă©galement le monde du B2B et grignotent des parts de marchĂ©. En 2017, deux Boeing 747 ont Ă©tĂ© ainsi vendus sur le site d’enchères d’Alibaba ! Amazon Business a aussi rĂ©cemment Ă©tendu le service Prime avec une livraison gratuite en une journĂ©e, facilitant ainsi la commande de pièces dĂ©tachĂ©es ou de petits composants pour les entreprises B2B. Sur les marketplaces comme Alibaba ou Amazon, les constructeurs sont dĂ©sormais en concurrence avec un nombre massif de vendeurs individuels (plus de 10 millions pour Alibaba, par exemple). Cela rend la concurrence beaucoup plus rudeĚý! La digitalisation est donc comparable Ă  un banquet. Pour les entreprises, toute la question rĂ©side dans le fait de savoir si elles sont autour de la table, ou dans l’assiette.

Le e-commerce facilite le passage de la vente de produits Ă  la vente de services

Une stratégie de commerce omnicanale est un excellent levier pour accélérer le passage de la vente de produits à la vente de services. La vente de pièces de rechange, de pièces remises à neuf, de services de maintenance, de formation ou de logiciels peut générer des flux de revenus importants, permettre de se différencier de la concurrence, dans un contexte ou les marges sur les équipements neufs diminuent. Les gains sont évidents, les entreprises qui ont lancé des projets e-commerce ont en moyenne réalisé un retour sur investissement de +307% en 3 ans.

Pour fidĂ©liser ses clients, les marketplaces B2B sont Ă©galement en plein essor. FrĂ©dĂ©ric Berger, E-commerce product Manager, qui a pilotĂ© le lancement d’une marketplace B2B chez Airbus Helicopters prĂ©cise ainsiĚý: Ěý«ĚýNous voulions notamment amĂ©liorer la satisfaction de nos clients grâce aux fournisseurs spĂ©cialisĂ©s, maintenir notre part de marchĂ© sur les pièces de faible valeur et rĂ©duire nos coĂ»ts logistiques, tout en cherchant Ă  Ă©tendre notre catalogue produit pour crĂ©er un «Ěýone-stop-shopĚý»«Ěý. Comme Airbus Helicopters, Satair, Siemens et Tetra Pak ont Ă©galement lancĂ© leurs propres marketplaces pour faire de l’extension de gamme, notamment sur des produits de longue traĂ®ne.

De nombreux constructeurs innovent Ă©galement avec de nouveaux business models, basĂ©s sur le temps de disponibilitĂ© des Ă©quipements («ĚýuptimeĚý» des machines), le paiement Ă  l’usage ou la monĂ©tisation des donnĂ©es. Par exemple, le fabricant de foreuses Hilti Corporation vend maintenant ses outils «Ěýas-a-serviceĚý», avec un abonnement et une facturation en ligne basĂ©s sur l’usure rĂ©elle de l’Ă©quipement, et non seulement sur la durĂ©e de location. Ce changement de modèle permet d’acquĂ©rir de nouveaux clients, d’augmenter les revenus, de minimiser les erreurs de facturation, de faciliter le processus de recouvrement des revenus, tout en rĂ©duisant les taux d’attrition.

Le commerce omnicanal permet aux Constructeurs d’étendre leur influence sur la chaîne de valeur

Alors que la digitalisation est en train de brouiller les frontières entre les fabricants, les grossistes et les détaillants, la capacité d’avoir des points de contact directs avec les clients finaux, et à recueillir leurs données, est essentielle.

Si les fabricants dépendent encore fortement des distributeurs, le modèle de vente directe gagne du terrain. Ce modèle de vente directe aux clients finaux peut être un excellent moyen de pénétrer de nouveaux marchés – par exemple quand le fabricant se lance dans un marché où il est challenger, et où le réseau de distributeurs est faible voire inexistant -, de conquérir des segments émergents de clients, ou de consolider une offre à destination des clients premium, à fort potentiel.

Lorsque les fabricants travaillent avec un rĂ©seau de distribution fragmentĂ©, la crĂ©ation de marketplaces peut aussi permettre d’éviter les conflits entre les canaux de distribution. Par exemple, Toyota Material Handling Unit a invitĂ© ses concessionnaires Ă  vendre sur leur marketplace des pièces d’origine qui n’étaient plus produites, mais qu’ils avaient encore en stock. Ce modèle contribue Ă  la digitalisation des concessionnaires, augmentent leur fidĂ©litĂ©, en renforçant la notoriĂ©tĂ© du fabricant et son influence sur la chaĂ®ne de valeur.

Selon , plus de 40% des acheteurs B2B indiquent vouloir acheter directement auprès des fabricants. L’essor du commerce omnicanal peut permettre aux fabricants de saisir cette opportunitĂ© de mieux engager leurs clients finaux. Et renforce aussi la «ĚýcoopĂ©titionĚý» et l’interdĂ©pendance, Ă  l’œuvre entre fabricants et distributeurs.

Merci Ă  Frederic Berger, David Edwards, David Koenig pour leurs insights.

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