Judith Magyar, Author at Âé¶ąÔ­´´ France News Blogs, VidĂ©os et ActualitĂ©s de Âé¶ąÔ­´´ en France Thu, 12 Oct 2023 14:30:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 Devenir une ville intelligente n’est pas un objectif, c’est un mode de vie /france/2021/04/devenir-une-ville-intelligente-n-est-pas-un-objectif-mais-un-mode-de-vie/ Wed, 21 Apr 2021 15:24:48 +0000 /france/?p=138245 Novo MestoĚýest une petite ville slovène situĂ©e sur le coude pittoresque de laĚýrivière Krka. Cette ville, dont l’origine remonte Ă  la prĂ©histoire, a toujours su...

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Ěýest une petite ville slovène situĂ©e sur le coude pittoresque de laĚý. Cette ville, dont l’origine remonte Ă  la prĂ©histoire, a toujours su gĂ©rer intelligemment ses ressources. L’idĂ©e d’assurer aux gĂ©nĂ©ration futures un environnement propre est profondĂ©ment ancrĂ©e dans l’état d’esprit collectif. Les citoyens et les touristes peuvent se baigner dans la rivière en plein centre-ville.

«ĚýNous ne sommes ni les premiers ni les derniers Ă  vivre sur cette planèteĚý», dĂ©clare l’adjoint au maire de la ville, Bostjan Grobler. «ĚýDevenir une ville intelligente n’est pas un objectif en soi. L’objectif est de prĂ©server la santĂ© de nos citoyens et la salubritĂ© de notre environnement afin d’offrir des emplois durables et des espaces de vie attrayants. La technologie nous aide Ă  y parvenir.Ěý»

L’air pur comme point de départ

Comme beaucoup d’autres villes en Europe, Novo Mesto lutte depuis dix ans contre la pollution atmosphérique.

Celle-ci est particulièrement Ă©levĂ©eĚý, oĂą les mesures font souvent Ă©tat de particules de suie qui dĂ©passent plusieurs fois par semaine les limites de matières particulaires (PM) fixĂ©es par l’Union europĂ©enne Ă  40Ěýmicrogrammes par mètre cube. Il existe diffĂ©rents types de matières particulaires. Les matières les plus frĂ©quemment mesurĂ©es sont des particules en suspension d’un diamètre de 10Ěýmicrons ou moins, appelĂ©esĚý. Pour vous donner une idĂ©e, un micron est un millionième d’un mètre et un cheveu humain a une Ă©paisseur d’environ 75Ěýmicrons.

Selon l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), le niveau de PM10 doit ĂŞtre infĂ©rieur Ă  20Ěýmicrogrammes par mètre cube. La ville allemande de Mannheim, par exemple, enregistre une moyenne annuelle de 22Ěýmicrogrammes,Ěý. MĂŞme si ces moyennes sont faibles en comparaison de Shanghai, qui avoisine les 84, elles peuvent entraĂ®ner des maladies cardiaques et pulmonaires ainsi qu’une irritation des voies respiratoires, en particulier lorsqu’elles dĂ©passent 40Ěýmicrogrammes.

Novo Mesto affichait des niveaux élevés de PM10 année après année, mais les dirigeants municipaux ne savaient pas comment y remédier.

«ĚýIl Ă©tait Ă©vident que nous devions agirĚý», explique Peter Gersic, responsable du dĂ©veloppement de projets pour la municipalitĂ© de Novo Mesto, «Ěýcar la pollution atmosphĂ©rique ne disparaĂ®t pas toute seule. Mais en toute honnĂŞtetĂ©, nous ne savions que faire de ces donnĂ©es.Ěý»

Après quelques recherches, la municipalitĂ© s’est adressĂ©e Ă  Âé¶ąÔ­´´ et Telekom SlovĂ©nie. Juraj Kovac, un analyste de Telekom douĂ© de l’expertise technique adĂ©quate pour mettre en Ĺ“uvre des solutions de ville intelligente, nous a expliquĂ© le fonctionnement de la solution. Des capteurs ont Ă©tĂ© installĂ©s dans toute la ville pour recueillir des donnĂ©es non seulement sur la pollution atmosphĂ©rique, mais aussi sur d’autres indicateurs environnementaux importants, notamment l’utilisation de l’eau et laĚý.

«ĚýNous utilisonsĚýĚýpour collecter les donnĂ©es et Âé¶ąÔ­´´ĚýAnalytics pour les analyserĚý», explique Juraj Kovac. «ĚýToutes nos plateformes IdO s’exĂ©cutent sur Âé¶ąÔ­´´ĚýCloudĚýPlatform. Les donnĂ©es sont utilisĂ©es par la municipalitĂ© pour prendre des dĂ©cisions opĂ©rationnelles et par les citoyens qui utilisent des applications mobiles, par exemple pour trouver des places de stationnement.Ěý»

Améliorer la vie urbaine

L’adjoint au maire comprend dĂ©sormais que la gestion des ressources de la ville n’est pas uniquement une affaire d’État. Il s’agit d’aider les citoyens Ă  revoir leur mode de vie. «ĚýSi nous voulons que les gens prennent moins leur voiture, nous devons leur offrir des alternatives comme les transports publics et les pistes cyclablesĚý», dĂ©clare Bostjan Grobler. « Il ne suffit pas de motiver les gens Ă  acheter des vĂ©hicules Ă©lectriques. Nous devons veiller Ă  ce qu’ils puissent facilement les garer et les recharger. ».

Ce que Novo Mesto souhaite réaliser à petite échelle grâce à la technologie intelligente existe déjà dans plusieurs villes du monde. Depuis les bâtiments écologiques et la collecte des déchets basée sur des capteurs, jusqu’au développement des transports publics et des services municipaux en ligne, les villes intelligentes révolutionnent la vie urbaine.

La ville de New York, par exemple, a Ă©tĂ©ĚýnommĂ©e ville la plus intelligenteĚýau monde pendant deux annĂ©es consĂ©cutives notamment pour son recours Ă  un système de relevĂ© automatisĂ© permettant de mieux comprendre comment ses 8,5Ěýmillions d’habitants utilisent 1Ěýmilliard de gallons d’eau chaque jour. La ville de Londres, qui arrive deuxième au classement, a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e pour son système de transport collectif et ses politiques d’urbanisme.

ł˘˛ąĚýĚýutilise la technologie Âé¶ąÔ­´´ pour optimiser la visibilitĂ© des processus et la communication pour le personnel Ĺ“uvrant dans les transports en commun de la ville. La technologie IdO de Âé¶ąÔ­´´ aide laĚýville d’AntibesĚýĂ  mieux gĂ©rer ses ressources en eau. ł˘˛ąĚýville de NanjingĚýutilise les capteurs de circulation de Âé¶ąÔ­´´ pour dĂ©velopper une culture plus Ă©cologique et plus humaniste.

Grâce à son utilisation visionnaire de la technologie pour assurer l’attractivité et la durabilité de la ville, Novo Mesto prouve que toute ville, quelle que soit sa taille, peut être une référence pour les générations à venir en matière de qualité de vie urbaine.

Publié en anglais sur

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Mener la belle vie avec la conscience tranquille : c’est possible ! /france/2021/03/mener-la-belle-vie-avec-la-conscience-tranquille-est-possible/ Tue, 23 Mar 2021 10:13:56 +0000 /france/?p=137912 Auparavant, «Ěýmener la belle vieĚý» signifiait jouir du confort et du luxe, loin des problèmes financiers et des prĂ©occupations environnementales. Ce n’est plus le cas...

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Auparavant, «Ěýmener la belle vieĚý» signifiait jouir du confort et du luxe, loin des problèmes financiers et des prĂ©occupations environnementales. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Selon une rĂ©centeĚýĚýcommandĂ©e parĚý, une communautĂ© mondiale d’innovateurs de marque, la dĂ©finition d’une belle vie a changĂ©. PlutĂ´t que l’argent, le statut et les rĂ©alisations personnelles, aujourd’hui, «Ěýla base d’une vie bien vĂ©cue repose sur l’équilibre, la simplicitĂ© et des liens plus Ă©troits avec la famille, la communautĂ© et l’environnementĚý».

Selon les sources, la recherche indique qu’environ 65 Ă  95Ěý% des personnes veulent dĂ©sormais vivre une vie plus durable et acheter des produits qui soutiennent un avenir plus durable. Cela a un impact considĂ©rable sur les sociĂ©tĂ©s qui souhaitent rester compĂ©titives dans ce nouveau contexte.

Comment les marques Ă©voluent-elles alors pour rĂ©pondre aux besoins et aux aspirations des consommateurs qui apprĂ©cient la simplicitĂ©, la transparence, l’authenticitĂ© et la durabilitĂ© plutĂ´t que les biens personnels et l’apparenceĚý?

Appliquer la théorie

Les objectifs et la vision des marques durables sont clairs. Elles créent des feuilles de route pour développer en permanence des pratiques commerciales plus durables. Elles excellent dans le leadership éclairé, l’innovation et les meilleures pratiques pour façonner une culture où la vie durable constitue la base de la belle vie de demain.

En voici quelques exemples sympathiques.

, gĂ©ant des produits de consommation courante, a augmentĂ© d’un cran sesĚýen fabriquant des bouteilles Ă  partir du plastique ramassĂ© sur les plages et repĂŞchĂ© dans les ocĂ©ans. La sociĂ©tĂ© s’est Ă©galement engagĂ©e Ă ĚýrecyclerĚýet Ă Ěý°ůĂ©ł¦łÜ±čĂ©°ů±đ°ůĚý5 milliards de litres d’eau par an de ses processus de fabrication. Elle s’attaque mĂŞme Ă  un problème que personne d’autre ne semble savoir rĂ©soudreĚý: la sociĂ©tĂ© a inventĂ© une technologie capable deĚýredonner de la valeur aux dĂ©chets, comme la cellulose plastique des couches jetables sales.

Ă€ HaĂŻti, une des consĂ©quences involontaires des opĂ©rations de secours après le sĂ©isme dĂ©vastateur de 2010 a Ă©tĂ© l’accumulation de montagnes de bouteilles plastique sur toute l’île. Des bouteilles d’eau vides et les emballages des fournitures expĂ©diĂ©es pour aider les HaĂŻtiens se sont retrouvĂ©s dans les canaux, sur les plages et dans les rues. Le système de collecte des dĂ©chets du pays s’est alors effondrĂ©. Aujourd’hui, cesĚýĚýsous la forme de cartouches d’imprimante. Ă€ travers un projet deĚýrecyclageĚýradical, HP, une sociĂ©tĂ© qui voit la circularitĂ© comme uneĚý des produits, collabore avec divers partenaires pour crĂ©er de nouveaux emplois, offrir une formation en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ© et instruire des centaines d’enfants qui collectaient auparavant des dĂ©chets pour venir en aide Ă  leur famille.

Parvenir Ă  la belle vie

En maiĚý2019, plus de 2Ěý500ĚýreprĂ©sentants de la communautĂ© Sustainable Brands se sontĚýĚýafin de faire part de leurs efforts et de s’inspirer de ce que font les autres pour agir et avoir la conscience tranquille, tout en fournissant des produits et des services qui rĂ©pondent aux besoins et aux visions des clients et des consommateurs.

Cette confĂ©rence de quatre jours attire des leaders Ă©clairĂ©s, des innovateurs, des experts du dĂ©veloppement durable et des stratèges de marque du monde entier. L’évĂ©nement principal est l’expositionĚý. Les participants peuvent s’inscrire Ă  des ateliers, Ă  des laboratoires d’innovation et Ă  des activitĂ©s de programmation centrĂ©s sur l’amĂ©lioration du monde.

L’exposition est divisĂ©e en pavillons «ĚýBelle vieĚý» dĂ©diĂ© aux diffĂ©rents secteurs du marchĂ© tels que la chimie, l’énergie et la finance, ainsi qu’à des sujets tels que la circularitĂ© et la gestion des ressources. Une section est mĂŞme consacrĂ©e aux revues qui sont capables d’inspirer des changements comportementaux, comme le National Geographic.

En tant queĚýsponsor «ĚýGood Life LoungeĚý»Ěýpour l’économie circulaire, Âé¶ąÔ­´´ organise plusieurs dialogues interactifs sur des sujets stratĂ©giques. La question de la pollution plastique des ocĂ©ans est un des sujets de la confĂ©rence auquel les dirigeants de Âé¶ąÔ­´´ sont très attachĂ©s.

Notre génération a fait la différence

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The Knowledge That our Generation Has Made a Difference

Vidéo d’Angela Klose

Une direction qui a du sens

En 2018, Stephen Jamieson, responsable de Âé¶ąÔ­´´ Leonardo au Royaume-Uni et en Irlande, a participĂ© Ă  la crĂ©ation de « Plastics CloudĚý», une plateforme pour s’attaquer au problème du plastique Ă  usage unique. L’initiative compile des informations et utilise l’apprentissage automatique pour identifier les matĂ©riaux et les tendances prĂ©visionnelles en matière d’achat et de recyclage de matières plastiques, ce qui permet aux services de rĂ©pondre Ă  la demande. Elle partage Ă©galement des donnĂ©es avec les consommateurs pour les aider Ă  comprendre l’impact qu’ils ont au sujet des matières plastiques.

Entre-temps, Padmini Ranganathan, vice-prĂ©sidente globale Produits et innovation chez Âé¶ąÔ­´´, a inclusĚýĚýdans Ariba Network, de façon Ă  intĂ©grer l’économie informelle des collecteurs de dĂ©chets dans un système d’offre et de demande de matĂ©riaux secondaires plus formalisĂ©.

L’initiative de Stephen Jamieson et le travail de Padmini Ranganathan avec les collecteurs de matières plastiques ont Ă©tĂ© deux des principaux facteurs qui ont poussĂ© Âé¶ąÔ­´´ Ă  parrainer le sommetĚýĚýdirigĂ© par Jim Sullivan, responsable de l’Innovation durable chez Âé¶ąÔ­´´, et Alexandra van der Ploeg, responsable de la ResponsabilitĂ© sociale d’entreprise chez Âé¶ąÔ­´´.

Comme l’a ditĚýĚý«Ěýl’impossible est temporaireĚý». Ce paradigme a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ© Ă  maintes reprises par les 170Ěýproducteurs, scientifiques, chercheurs et innovateurs participant au sommet ocĂ©anique. Bien que la pollution plastique des ocĂ©ans soit un immense dĂ©fi, Jim Sullivan estime que si les gouvernements, les organisations non gouvernementales (ONG), les consommateurs et les leaders industriels s’associaient, il serait possible de le relever en dix ans. La plupart du plastique est rejetĂ© dans l’ocĂ©an par cinq cours d’eau en Asie. Les experts estiment qu’en rĂ©duisant la quantitĂ© des matières plastiques dĂ©versĂ©es dans les cours d’eau de seulement 20Ěý% au cours des sept prochaines annĂ©es, les ocĂ©ans reviendraient aux niveaux de pollution plastique des annĂ©es 1990.

La technologie pour y parvenir existe déjà. C’est l’investissement nécessaire au développement de cette infrastructure essentielle qui fait défaut, et ce manque s’accentue encore plus du fait de l’échec du système d’offre et de demande de matériaux recyclés.

Les entreprises durables jouent un rĂ´le majeur dans la solution. Elles transforment leurs activitĂ©s avec des modèles circulaires qui permettent aux consommateurs et aux producteurs de refuser, de °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ, de rĂ©utiliser et de recycler. Ensemble, ils crĂ©ent une assise durable pour mener la belle vie, selon la nouvelle dĂ©finition qu’on lui prĂŞte.

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Une semaine de sensibilisation au Développement Durable

PubliĂ© en anglais sur news.sap.com.Ěý

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Comment crĂ©er un ocĂ©an sans plastique en dix ans /france/2021/02/comment-creer-un-ocean-sans-plastique-en-dix-ans/ Tue, 23 Feb 2021 10:58:23 +0000 /france/?p=137690 En 2019, 162 personnes d’horizons très diffĂ©rents ont embarquĂ© Ă  bord d’un navire pour rejoindre le Sommet contre la pollution plastique des ocĂ©ansĚý(OPLS) dans le...

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En 2019, 162 personnes d’horizons très diffĂ©rents ont embarquĂ© Ă  bord d’un navire pour rejoindre le Ěý(OPLS) dans le gyre de l’Atlantique Nord, un système circulaire de courants ocĂ©aniques. Ces personnes ont pris part Ă  une expĂ©dition de recherche expĂ©rimentale pour mieux comprendre l’étendue de la pollution plastique, et pour dĂ©velopper des partenariats et des solutions intersectorielles en vue de relever ce dĂ©fi mondial au cours de la prochaine dĂ©cennie.

OrganisĂ©e parĚý, cette expĂ©rience immersive a Ă©tĂ© conçue pour mettre les dĂ©cideurs en situation, afin qu’ils puissent observer et ressentir par eux-mĂŞmes le cĂ´tĂ© catastrophique de la pollution plastique. Selon l’ basĂ©e en Californie, entre 4 et 12Ěýmillions de tonnes mĂ©triques de plastique sont dĂ©versĂ©es chaque annĂ©e dans l’ocĂ©an, soit suffisamment pour couvrir tout le littoral de la planèteĚý! Et ces chiffres devraient plus que doubler dans les dix prochaines annĂ©es.

Cependant, la pollution plastique ocĂ©anique est un problème que nous pouvons rĂ©soudre. Nous savons comment ramasser les ordures et nous savons comment les recycler. SelonĚý, un Ă©conomiste spĂ©cialisĂ© dans les ressources qui a travaillĂ© pendant 25Ěýans sur la gestion des ordures dans les pays en dĂ©veloppement, l’urgence est de construire les institutions et systèmes nĂ©cessaires pour y parvenir avant que l’ocĂ©an ne se transforme irrĂ©mĂ©diablement en une «Ěýsoupe plastiqueĚý» dĂ©nuĂ©e de toute forme de vie.

Pas un poisson en vue

Le groupe OPLS était constitué de producteurs, fabricants, marques, recycleurs et syndicats d’éboueurs. Étaient également au rendez-vous des experts financiers, des scientifiques, des revues comme le National Geographic, des chercheurs, des leaders éclairés et des innovateurs, depuis les cadres d’entreprises telles que Coca-Cola, Nestlé, Procter & Gamble et Dow Chemicals, jusqu’aux ONG telles que Greenpeace, WWF et Ocean Conservancy.

Chaque fois que le navire s’approchait d’algues sargasses, les participants interrompaient leurs réunions pour sauter dans des bateaux pneumatiques munis de leur équipement de plongée.

Ils ne virent aucun poisson de la journée. Et au début, ils ne virent pas beaucoup de plastique non plus. Le plastique est trompeur, car il n’est pas visible à la surface. Dans l’océan, il se décompose en petites particules qui sont capturées par les algues et ingérées par les espèces marines.

«ĚýLe vrai problème, c’est ce qui n’est pas visibleĚý», dĂ©clare Michael Groves, PDG de Topolytics, une entreprise d’analyse de donnĂ©es dĂ©diĂ©e Ă  la gestion des dĂ©chets, qui participait Ă  l’expĂ©dition. Il explique que sur une distance d’un kilomètre, le navire a rĂ©cupĂ©rĂ© 76ĚýdĂ©bris microplastiques immĂ©diatement sous la surface.

Multipliez ce chiffre par la quantitĂ© de microplastique prĂ©sente dans la colonne d’eau qui descend jusqu’à une profondeur de 2,5Ěýkilomètres et vous comprendrez l’immensitĂ© du problème.

Accepter la responsabilité

Comme l’explique Virginie Helias, directrice du dĂ©veloppement durable chez Procter & Gamble, «Ěýle problème de la pollution plastique dans nos ocĂ©ans relève de la responsabilitĂ© de tous aujourd’hui, y compris des entreprises qui produisent et utilisent une grande partie du plastique dans le monde.Ěý»

John Hocevar, directeur de la campagne Océans de Greenpeace, le confirme.

«ĚýLes personnes prĂ©sentes sur ce navire reprĂ©sentent des entreprises responsables d’une grande partie de l’empreinte plastique de la planète. Nous avons donc rĂ©uni ici les personnes rĂ©ellement Ă  mĂŞme de rĂ©soudre le problème de la pollution plastiqueĚý», a-t-il affirmĂ©. «ĚýPlusieurs entreprises se concentrent sur des solutions en aval telles que le recyclage et l’éducation des consommateurs, mais ce dont nous avons besoin, c’est d’un plus grand nombre d’individus, d’entreprises et de gouvernements qui assument la responsabilitĂ© de la fin de production.Ěý»

Ěýque nous ne pourrons pas venir Ă  bout de la pollution plastique tant que nous continuerons Ă  en tirer parti et dĂ©clare que la plupart des entreprises ne sont mĂŞme pas conscientes de la quantitĂ© de plastique qu’elles produisent. Le point de dĂ©part pour toute entreprise est d’évaluer son empreinte plastique, puis de se fixer des objectifs pour la °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ.

Mais il y a aussi de bonnes nouvelles. Plusieurs marques durables comme Procter & Gamble intensifient leurs initiatives en matière d’économie circulaire pour °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ, rĂ©utiliser et recycler les matières plastiques et autres ressources, et beaucoup d’autres prennent des mesures pour lancer des initiatives similaires.

Adidas, par exemple,ĚýĚýĂ  partir du plastique repĂŞchĂ© dans les ocĂ©ans. L’on doit cette idĂ©e Ă Ěý, un fondateur de la chimie verte, qui faisait partie de l’expĂ©dition.

Dow Chemicals, l’un des sponsors de l’expĂ©dition OPLS, Ěýqu’il participerait Ă  une levĂ©e de fonds mondiale d’un milliard de dollars pour venir Ă  bout des dĂ©chets plastiques dans l’environnement.

Jim Sullivan, qui pilote l’accĂ©lĂ©rateur d’innovation de Âé¶ąÔ­´´ en matière de dĂ©veloppement durable Ă  l’échelle mondiale et qui a participĂ© Ă  l’organisation de l’expĂ©dition, souligne que pour rĂ©soudre une crise mondiale de cette ampleur, nous devons entamer un dialogue ouvert et parfois difficile avec les diffĂ©rentes parties prenantes. Nous devons Ă©galement adopter une approche multisectorielle qui permette d’identifier les compromis avec d’autres dĂ©fis mondiaux, tels que le changement climatique, afin d’éviter des consĂ©quences graves. De plus, nous devons utiliser des mĂ©triques communes pour donner la prioritĂ© aux activitĂ©s les plus significatives et suivre les progrès rĂ©alisĂ©s sur la voie des aspirations telles que le «ĚýzĂ©ro plastiqueĚý» dans la nature en 2030.

Préserver plutôt que consommer

Il n’existe aucune solution ou entreprise capable de résoudre ce problème à elle seule. Les partenariats et les solutions évolutives tels que le Sommet contre la pollution plastique des océans constituent une pièce centrale du futur que nous devons inventer.

Dans un premier temps, il vaudrait la peine de revenir sur le «Ěýconflit d’intĂ©rĂŞts initial entre les populations autochtones et les populations Ă  l’ère industrielle, Ă  savoir la gestion de la terre, de l’eau, du feu et de l’airĚý».Ěý, gardienne de la sagesse navajo, ce conflit d’intĂ©rĂŞts est toujours d’actualitĂ©.

Les populations autochtones ont protégé ces éléments depuis le début de l’humanité, alors que les populations à l’ère industrielle ont saccagé la planète en seulement un ou deux siècles. Ce conflit n’est plus durable et doit cesser, dans l’intérêt de tous les êtres humains de la planète.

«ĚýNous devons passer de la consommation Ă  la prĂ©servationĚý», indique Damien Johnson, qui participait au sommet en tant que reprĂ©sentant du bureau d’innovation Âé¶ąÔ­´´ en AmĂ©rique du Nord.ĚýDamien Johnson estime que la solution comporte deux voletsĚý: premièrement, stopper l’introduction de nouveaux dĂ©chets plastiques et deuxièmement, amĂ©liorer les processus de recyclage des dĂ©chets existants.

«ĚýL’utilisation du plastique a Ă©tĂ© motivĂ©e par l’innovation et le souhait d’amĂ©liorer l’expĂ©rience client. ĚýNous devons Ă  prĂ©sent utiliser la technologie et l’innovation pour maintenir cette expĂ©rience, mais supprimer les matières plastiques Ă  usage uniqueĚý», conclut-il.

Créer de la valeur

L’un des problèmes qui se pose avec les dĂ©chets plastiques, c’est qu’ils ne possèdent pasĚýencore de valeur marchande…

Dans de nombreux pays comme le Brésil et l’Inde, les ramasseurs de rue récupèrent du métal, des guenilles et du papier, puis les revendent en vue de leur recyclage. Mais la plupart des matières plastiques n’intéressent personne, car elles ne possèdent aucune valeur marchande.

«ĚýLe pire, c’est que les entreprises qui veulent utiliser du plastique recyclĂ© ont du mal Ă  en trouver sur le marchĂ©Ěý», dĂ©clare Padmini Ranganathan, vice-prĂ©sidente globale Produits et innovation chez Âé¶ąÔ­´´.

C’est pour cette raison que Padmini Ranganathan et son Ă©quipe sont en train d’intĂ©grer de nouvelles entreprises commeĚýĚýsurĚý, pour associer l’économie parallèle de ramassage de dĂ©chets Ă  des systèmes plus officiels d’offre et de demande de matières secondaires.

«ĚýNous devons intĂ©grer les dĂ©chets plastiques dans la chaĂ®ne logistique, afin qu’ils ne soient pas rĂ©cupĂ©rĂ©s dans le secteur illĂ©gal, car les Ă©boueurs travaillent dur pour trier et convertir les dĂ©chets en valeur marchandeĚý», prĂ©vient Padmini Ranganathan.

La solution à long terme passe par un changement de fond, aussi bien dans le système de flux d’articles que dans les systèmes numériques.

«ĚýOutre les ERP et les processus de gestion, nous devons exploiter des systèmes numĂ©riques agiles et Ă©volutifs au fur et Ă  mesure que la chaĂ®ne logistique du plastique se transformeĚý», dĂ©clare Padmini Ranganathan.

Technologie et travail d’équipe

Bien que la pollution plastique des ocĂ©ans soit un immense dĂ©fi, ces experts estiment que si les gouvernements, les ONG, les consommateurs et les entreprises s’associaient, il serait possible de le relever en dix ans. En effet, la plupart des matières plastiques sont rejetĂ©es dans l’ocĂ©an par cinq fleuves en Asie, ce qui signifie qu’une simple rĂ©duction de 20Ěý% des matières plastiques dĂ©versĂ©es dans les cours d’eau au cours des sept prochaines annĂ©es permettrait de revenir aux niveaux de pollution plastique ocĂ©anique des annĂ©es 1990.

La technologie pour y parvenir existe dĂ©jĂ . Les entreprises durables jouent un rĂ´le majeur dans la solution. Elles transforment leurs activitĂ©s avec des modèles circulaires qui permettent aux consommateurs et aux producteurs de refuser, de °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ, de rĂ©utiliser et de recycler. En rĂ©unissant les entreprises, les gouvernements, les ONG et les groupes de protection des ocĂ©ans, il est possible de crĂ©er une solution globale pour un avenir durable.

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Découvrez le plogging avec Thomas Coan

PubliĂ© initialement en anglais surĚýĚýdans la catĂ©gorie Brandvoice

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Quatre manières de préserver notre planète /france/2021/02/quatre-manieres-de-preserver-notre-planete/ Wed, 17 Feb 2021 08:24:42 +0000 /france/?p=137605 La plupart des pays industrialisés recyclent leurs déchets depuis déjà des décennies. Nous trions le verre, le plastique, le papier et le textile en les...

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La plupart des pays industrialisĂ©s recyclent leurs dĂ©chets depuis dĂ©jĂ  des dĂ©cennies. Nous trions le verre, le plastique, le papier et le textile en les jetant dans les poubelles prĂ©vues Ă  cet effet. Mais qu’advient-il ensuite de ces dĂ©chetsĚý? En faisons-nous assezĚý? Et qu’en est-il des rĂ©gions qui sont devenues des dĂ©potoirs ou qui n’ont pas mis en place de systèmes de recyclageĚý?

MalgrĂ© nos efforts, près de 9Ěýmillions de tonnes de plastique sont dĂ©versĂ©s chaque annĂ©e dans les ocĂ©ans en raison de notre modèle de consommation linĂ©aire actuel Extraire, Fabriquer, Jeter.

L’entassement des dĂ©chets dans les dĂ©charges n’arrange rien. Pas moins de 1,3Ěýmilliard de tonnes de dĂ©chets sont mis en dĂ©charge chaque annĂ©e et ce chiffre devrait grimper Ă  . Les dommages causĂ©s Ă  l’homme, Ă  la faune sauvage et Ă  l’environnement sont considĂ©rables, mais nous pouvons prendre des mesures pour les attĂ©nuer.

Le cas des vĂŞtements

Outre les dĂ©chets plastiques et Ă©lectroniques, les textiles, notamment les textiles non biologiques, sont en grande partie responsables du problème. Selon l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (), les AmĂ©ricains jettent 13,1Ěýmillions de tonnes de textiles par an, dont 15Ěý% seulement sont recyclĂ©s. Cela signifie que plus de 11Ěýmillions de tonnes de textiles sont dĂ©versĂ©s chaque annĂ©e dans les dĂ©charges, libĂ©rant dans le sol des colorants et des produits chimiques qui contaminent les eaux souterraines et nuisent Ă  l’environnement. Pire encore, Ă  mesure que les textiles se dĂ©composent, ils libèrent du mĂ©thane, un gaz Ă  effet de serre nocif qui contribue de manière significative au rĂ©chauffement climatique.

L’industrie textile est la plus polluante après le logement, le transport et l’alimentation. L’apparition des achats en ligne a bouleversĂ© nos habitudes. Aujourd’hui, les consommateurs commandent les articles en plusieurs tailles ou plusieurs couleurs, les essaient et retournent ce qui ne leur convient pas, ce qui crĂ©e de nouveaux . De nombreux dĂ©taillants sont contraints de jeter plus de 25Ěý% des articles retournĂ©s, soit des tonnes de marchandises neuves dĂ©versĂ©es chaque annĂ©e dans les dĂ©charges.

Dans ce contexte, le est soumis Ă  de fortes pressions pour repenser sa stratĂ©gie de production et merchandising en vue de °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ les dommages Ă©cologiques.

Quatre gestes pour °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ les dĂ©chets

La protection de l’environnement relève de la responsabilité collective. Si les gouvernements, les consommateurs, les fabricants et les détaillants font leur part du travail, il est encore possible d’inverser la tendance. En tant que citoyens et consommateurs, nous avons un rôle important à jouer.

Nous pouvons tous refuser d’acheter des articles en plastique à usage unique, des produits vendus dans des emballages superflus ou des vêtements bon marché qui finissent dans des décharges après avoir été portés une ou deux fois.

Nous pouvons °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ les dĂ©chets en Ă©vitant d’en gĂ©nĂ©rer, par exemple en rĂ©duisant le volume des marchandises achetĂ©es en ligne, puis retournĂ©es au vendeur. Pour ce qui est de la °ůĂ©łÜłŮľ±±ôľ±˛ő˛ąłŮľ±´Ç˛Ô, cette pratique est en plein essor. Des friperies aux associations caritatives, il existe de nombreux moyens de remettre des textiles, meubles et appareils sur le marchĂ© plutĂ´t que de les dĂ©verser dans les dĂ©charges.

Enfin, le recyclage doit ĂŞtre l’objectif ultime. Il permet non seulement de °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ la dĂ©pendance Ă  l’égard des matières premières, mais il crĂ©e des emplois et diminue l’impact de notre sociĂ©tĂ© de consommation sur l’environnement.

Toutefois, il existe encore un énorme fossé entre ce que nous aspirons à faire en tant que consommateurs et notre comportement au quotidien.

Même si plusieurs études, telles que l’ réalisée par l’institut britannique de sondage Populus, confirment la motivation des consommateurs à mieux gérer leur consommation et leurs déchets de matières plastiques, il reste encore beaucoup à faire. Par exemple, les étiquettes d’emballage sont souvent source de confusion et la communication des collectivités locales sur les options de recyclage disponibles n’est pas suffisamment claire.

Une participante Ă  une enquĂŞte a donnĂ© un excellent exemple de la complexitĂ© Ă  laquelle les consommateurs sont confrontĂ©s lorsqu’ils tentent d’adopter les bons gestes. «ĚýJ’ai effectuĂ© des recherches sur les couches biodĂ©gradables, qui me semblent ĂŞtre une bonne idĂ©eĚý», a-t-elle dĂ©clarĂ©. «ĚýMais apparemment, ces couches peuvent uniquement ĂŞtre recyclĂ©es dans un composteur. Si elles sont mises en dĂ©charge, elles produisent du mĂ©thane, ce qui est rĂ©ellement nocif pour l’environnement.Ěý»

Le dĂ©fi de Âé¶ąÔ­´´ concernant les matières plastiques

S’agissant des matières plastiques et de la pollution qu’elles engendrent, une manière de résoudre le problème serait de les éliminer tout simplement de la chaîne logistique.

En 2018, l’équipe Âé¶ąÔ­´´ Leonardo a lancĂ© un projet d’innovation collaborative dans le cadre du afin de trouver de nouvelles solutions face au problème de pollution plastique. L’initiative a dĂ©butĂ© par une enquĂŞte ethnographique visant Ă  dĂ©terminer comment les citoyens perçoivent le dĂ©fi de la pollution plastique. Sur la base des rĂ©sultats de l’enquĂŞte, cinq personas ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es pour reprĂ©senter les attitudes et comportements qui prĂ©valent aujourd’hui dans la sociĂ©tĂ© britannique, depuis les sympathisants jusqu’aux ardents dĂ©fenseurs de l’écologie.

Plusieurs thèmes sont ressortis de cette Ă©tudeĚý: le devoir de °ůĂ©»ĺłÜľ±°ů±đ la consommation de matières plastiques, la confusion et les mythes sur le recyclage, la nĂ©cessitĂ© d’apprendre et de rĂ©pondre de manière appropriĂ©e et, enfin, la nĂ©cessitĂ© de sensibiliser.

Dans le cadre de la deuxième phase du projet, un marathon de programmation et une session de conception crĂ©ative organisĂ©s sur trois jours ont rassemblĂ© des experts et des innovateurs de Âé¶ąÔ­´´ et de grandes entreprises internationales comme Unilever, HSBC et Deliveroo. Les Ă©quipes ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  concevoir des prototypes de produits et services autour des cinq thèmes pour les diffĂ©rents personas.

Autres bonnes nouvelles

Pour ce qui est de la gestion des dĂ©chets industriels et mĂ©nagers, le lot d’efforts dĂ©ployĂ©s varie d’un pays Ă  l’autre. La Suède importe Ă  prĂ©sent des dĂ©chets, car moins de 1Ěý% de ceux gĂ©nĂ©rĂ©s dans le pays se retrouvent dans des dĂ©charges. Le reste est recyclĂ© ou brĂ»lĂ© pour chauffer les maisons. Le processus est tellement efficace que la Suède s’est mise Ă  manquer de dĂ©chets et a commencĂ© Ă  en importer auprès de pays voisins pour alimenter son programme national de valorisation Ă©nergĂ©tique.

L’Allemagne est un autre exempleĚý: sur les 45,9Ěýmillions de tonnes de dĂ©chets mĂ©nagers produites en 2017, seules 0,5Ěýmillion de tonnes ont Ă©tĂ© mises en dĂ©charge grâce aux directives de l’UE, Ă  des rĂ©glementations nationales strictes en matière de gestion des dĂ©chets et Ă  des installations de traitement des dĂ©chets de pointe. La ville de Heidelberg, par exemple, a Ă  ces bacs Ă  ordures et les a connectĂ©s Ă  la solution Âé¶ąÔ­´´ĚýConnectedĚýGoods. La ville dispose dĂ©sormais d’une visibilitĂ© en temps rĂ©el sur l’état des dĂ©chets, ce qui rĂ©duit le nombre de camions Ă  ordures sur la route, en Ă©liminant le ramassage inutile et le remplissage excessif. Cela a Ă©galement contribuĂ© Ă  la rĂ©duction du bruit, du trafic et de la pollution.

On constate aussi des progrès dans leĚý. Ă€ la fin du premier semestre 2018, l’Engagement 2020 en faveur du système de mode circulaire avait Ă©tĂ© signĂ© par 94 entreprises reprĂ©sentant 12,5 % du marchĂ© mondial de la mode. Ces entreprises se sont engagĂ©es Ă  collecter et revendre des vĂŞtements et des chaussures, de mĂŞme qu’à accroĂ®tre la part de vĂŞtements et chaussures fabriquĂ©s Ă  partir de fibres recyclĂ©es. Elles ont Ă©galement promis de rendre compte des progrès annuels et, plus important encore, de transformer leurs pratiques commerciales linĂ©aires actuelles.

De plus en plus d’entreprises prennent conscience des avantages d’une approche circulaire et de plus en plus de consommateurs réclament des produits et services plus durables. Dès lors, il est encore possible d’inverser la tendance.

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Découvrez Isabelle Pierard et son entreprise Soulyé

Publié initialement en anglais sur dans la catégorie Brandvoice

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Le client d’abord, un Ă©tat d’esprit et un mantra pour la rĂ©ussite /france/2020/09/client-d-abord-un-etat-esprit-et-un-mantra-pour-reussite/ Tue, 08 Sep 2020 15:21:17 +0000 /france/?p=136654 Un Ă©tat d’esprit axĂ© sur le client signifie qu’il faut constamment penser non seulement Ă  votre client, mais aussi aux clients de vos clients –...

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Un Ă©tat d’esprit axĂ© sur le client signifie qu’il faut constamment penser non seulement Ă  votre client, mais aussi aux clients de vos clients – et Ă  tous leurs employĂ©s. C’est ce que pense avant tout Martin Mrugal, responsable mondial de Customer First chez Âé¶ąÔ­´´.

«ĚýPendant la pandĂ©mie COVID-19, les entreprises ont prouvĂ© l’une après l’autre que la sĂ©curitĂ© de leurs employĂ©s, le service aux clients et les engagements envers les parties prenantes sont des prioritĂ©s absoluesĚý», dit-il. «ĚýC’est notre travail de dĂ©fendre passionnĂ©ment nos clients en leur fournissant les meilleurs outils, services et inspirations pour les aider Ă  remplir leurs obligations et Ă  s’Ă©panouir dans le processusĚý».

 

Mrugal a partagĂ© avec les clients des histoires incroyables sur les nombreux rĂ©sultats positifs obtenus par les clients qui ont un partenariat solide avec Âé¶ąÔ­´´.

Faurecia, un Ă©quipementier automobile mondial, s’est d’abord concentrĂ© sur la protection de ses employĂ©s, puis a pour rassurer les parties prenantes : l’entreprise pourrait faire face Ă  tous les dĂ©fis posĂ©s par la crise. Il a Ă©galement saisi de sa chaĂ®ne d’approvisionnement et d’accĂ©lĂ©rer la neutralitĂ© en matière de CO2 grâce Ă  l’achat d’Ă©nergie et d’acier dĂ©carbonisĂ©s. MalgrĂ© le blocage, Faurecia a rassemblĂ© plus de 1 000 fournisseurs en ligne afin d’assurer conjointement la continuitĂ© de la chaĂ®ne d’approvisionnement et de s’assurer qu’ils sont .

Le gĂ©ant suisse du commerce de dĂ©tail Coop a utilisĂ© un nouvel outil de prĂ©vision pour s’assurer que les rayons des supermarchĂ©s Ă©taient bien approvisionnĂ©s afin que les clients puissent s’approvisionner. Il a Ă©galement transfĂ©rĂ© temporairement des employĂ©s de ses secteurs d’activitĂ© non alimentaires, qui ont Ă©tĂ© fermĂ©s pendant la crise, pour travailler dans des entrepĂ´ts et des centres de distribution en sous-effectif.

Lamb Weston, un fournisseur nord-amĂ©ricain de produits Ă  base de pommes de terre, a sur tous ses sites et n’a autorisĂ© que les visites critiques dans ses usines de fabrication pour Ă©viter la propagation du virus. Elle a Ă©galement optimisĂ© les stocks, permettant Ă  l’entreprise de transfĂ©rer les fournitures aux Ă©piceries qui avaient besoin de plus de produits Ă  base de pommes de terre.

«ĚýCe ne sont lĂ  que quelques exemples de la manière dont les clients de Âé¶ąÔ­´´ se concentrent sur leurs employĂ©s et leurs entreprisesĚý», explique M. Mrugal. «ĚýNous constatons que tout le monde, partout dans le monde, est confrontĂ© aux mĂŞmes dĂ©fis, sous une forme ou une autre. Maintenant plus que jamais, nous augmentons notre niveau d’engagement et nous pensons de manière crĂ©ative pour accroĂ®tre notre collaboration et notre connectivitĂ© avec les clients par le biais d’engagements virtuels et numĂ©riquesĚý».

InterrogĂ© sur son rĂ´le, M. Mrugal explique que «ĚýLe client d’abordĚý» est Ă  la fois un Ă©tat d’esprit, un modèle d’engagement et une organisation construite autour de meilleurs engagements avec les clients – le tout rĂ©uni en un seul.

«ĚýLa vĂ©ritable mesure du succès de Âé¶ąÔ­´´ est le succès de nos clients. Ce concept est inscrit dans notre ADNĚý», dit-il en racontant l’histoire d’un reprĂ©sentant commercial de Âé¶ąÔ­´´ qui a aidĂ© un client Ă  localiser 500 lits d’hĂ´pital en 30 minutes pour un hĂ´pital de fortune Ă  New York au plus fort de la pandĂ©mie. «ĚýLe reprĂ©sentant a reçu un appel d’un fournisseur, Ram Tool Construction Supply, qui aidait un entrepreneur Ă  construire l’hĂ´pital. Le reprĂ©sentant de Âé¶ąÔ­´´ a utilisĂ© l’outil Âé¶ąÔ­´´ Ariba Discovery pour rĂ©pondre rapidement au besoinĚý».

M. Mrugal note que depuis que Âé¶ąÔ­´´ a donnĂ© aux clients un accès gratuit Ă  Âé¶ąÔ­´´ Ariba Start Sourcing Ă  la mi-mars 2020, les affichages des acheteurs sur ce site ont augmentĂ© de 58 % et les rĂ©ponses des fournisseurs de 404 % par rapport Ă  la pĂ©riode du 1er janvier au 9 mars 2020.

La fourniture de logiciels gratuits est l’un des moyens par lesquels Âé¶ąÔ­´´ dĂ©montre que ses clients sont au premier plan. Âé¶ąÔ­´´ offre Ă©galement Ă  ses clients un accès gratuit Ă  plusieurs solutions clĂ©s de Âé¶ąÔ­´´ et de Qualtrics.

«ĚýLes clients profitent de nos offres gratuitesĚý», a dĂ©clarĂ© M. Mrugal. «ĚýQualtrics leur permet de sonder et de prendre le pouls de leurs employĂ©s pour s’assurer qu’ils sont vraiment en sĂ©curitĂ©. C’est primordial dans l’environnement actuelĚý».

M. Mrugal a un mantra de trois mesures essentielles que les organisations doivent prendre pour survivre avec succès à la crise. La santé et la sécurité des employés, des clients et des communautés figurent en tête de liste.

Ensuite, une communication claire et cohĂ©rente est essentielle. Selon M. Mrugal, il est essentiel de garder les lignes ouvertes avec les clients et de rester connectĂ© : «ĚýNous devons comprendre en temps rĂ©el oĂą nos Ă©quipes ou nos clients ont des prĂ©occupations, et nous devons y rĂ©pondre immĂ©diatementĚý».

Enfin, M. Mrugal estime que le maintien de la continuitĂ© garantit que le niveau d’engagement de Âé¶ąÔ­´´ ne diminue pas ; il affirme plutĂ´t que Âé¶ąÔ­´´ change la qualitĂ© – et pas seulement la quantitĂ© – de son engagement avec les clients.

«ĚýDans de nombreux cas, nous sommes encore plus engagĂ©s avec nos clients que jamais auparavant alors que nous traversons ensemble cette pĂ©riode inhabituelleĚý», dĂ©clare le dirigeant de longue date de Âé¶ąÔ­´´, qui pense que le rĂ´le de son organisation continuera Ă  Ă©voluer Ă  mesure que les besoins de Âé¶ąÔ­´´ et de ses clients continueront Ă  se transformer.

Une chose, cependant, ne changera jamais : le client sera toujours au centre de nos préoccupations.

 

Publié initialement en anglais sur news.sap.com

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