Paris, le 28 fĂ©vrier 2023. Âé¶ąÔ´´ (Âé¶ąÔ´´:SE) et Trustpair, deux experts en technologie et digitalisation des services financiers, ont menĂ© une Ă©tude avec OpinionWay pour sonder la complexe situation des fraudes au virement contre les ETI et grands groupes en France, auprès de ceux qui la connaissent le mieux : les Directions Financières et les Responsables TrĂ©sorerie des grandes entreprises en France.
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La moitié des entreprises en France a subi une attaque à la fraude bancaire en 2022, dont 50% ont abouti.
54% des entreprises ont constaté en 2022 une augmentation du nombre d’attaques par rapport à 2021, avec 23% des attaques ayant abouti.
Le nombre de tentatives de fraudes bancaires est en moyenne de 2,1 tentatives par entreprise, avec une lĂ©gère tendance majoritaire pour les entreprises de plus de 5 000 employĂ©sĚý: 2,4 en moyenneĚýet 1,9 pour les autres.
Si 3% des victimes ont du mal à évaluer, à l’issue d’une attaque, la perte réelle, il n’en reste pas moins qu’en 2022, une tentative sur deux de piratage est fructueuse.
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La fraude au virement en 2022, le cas d’école
Alors que 50% des entreprises témoignent d’une tentative de fraude au virement, 31% déclarent avoir subi plus d’une tentative de ce type en moins d’un an. Ce chiffre atteint même 40% pour les entreprises de plus de 5 000 salariés, preuve supplémentaire que – sur la fraude au virement – les grandes entreprises restent la cible favorite des escrocs, tandis que les plus petites structures souffriront d’attaques d’un autre genre.
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De réels impacts financiers pour les victimes
71% des attaques concernent des sommes inférieures à 100K€ et représentent 85% des attaques à l’encontre des entreprises de moins de 5 000 employés.
La majorité des fraudes se concentre sur des sommes comprises entre 50K€ et 100K€ (26%) et cible tout particulièrement les entreprises de moins de 5 000 personnes, plus d’un tiers des menaces totales. Les structures de plus de 5 000 employées quant à elles, vont connaître 14% de fraudes dépassant les 300K€.
Si les interrogés nous rapportent que pour la majorité (91%), les sommes ont été récupérées, seul 26% indiquent avoir retrouvé la totalité des montants, engendrant un réel impact financier sur les petites et moyennes structures.
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Des attaques, aux typologies variées, qui nécessitent une sensibilité plus exacerbée
La versatilité des tentatives de fraudes constitue l’un des leviers clés de réussite. Pour cette raison, les quatre typologies de fraudes les plus souvent évoquées sont :
- La fraude aux faux clientsĚý(39 %)
- La fraude Ă la fausse factureĚý(37%)
- La fraude au RIB (36%)
- La fraude au Président (34%)
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90% des interrogés sont d’accord ou particulièrement d’accord avec le fait que le risque global de fraude au virement augmente d’année en année, et 91% s’accordent sur le fait que la lutte contre ce type de fraude doit dorénavant représenter une priorité pour leur structure.
Patrice Vatin, Head of Customer Advisory Finance & Risks, Âé¶ąÔ´´ France indique: «ĚýNotre perception des risques grandit car les menaces sont tangibles et nous sommes de plus en plus tĂ©moins de leurs externalitĂ©s. NĂ©anmoins, il est nĂ©cessaire de ne pas nĂ©gliger toutes les menaces qui restent invisibles. Les Ă©tudes dĂ©montrent que nous avons tendance Ă minimiser les risques, or nous devons nous appliquer Ă autant adresser ces enjeux dissimulĂ©s, que ceux qui sont d’ores et dĂ©jĂ en Ĺ“uvre. Il faut mettre en place des outils de contrĂ´le continu intĂ©grĂ©s Ă l’ERP, mais aussi une gouvernance entre les diffĂ©rentes Ă©quipes pour gĂ©rer les risques. 50% des entreprises ont Ă©tĂ© victimes de fraudes en 2022, mais 100% peuvent ĂŞtre des cibles. »
Baptiste Collot, PrĂ©sident et co-fondateur de Trustpair tĂ©moigneĚý: «ĚýLe risque de fraude ne s’est pas attĂ©nuĂ© ces dernières annĂ©es, loin de lĂ . En cause une asymĂ©trie de moyens qui se creuse entre l’attaque et la dĂ©fense. Pour autant, la sensibilitĂ© des entreprises Ă ces risques a Ă©voluĂ©. Le lien entre fraude et cyber-attaque est bien mieux identifiĂ©, les corporates sont davantage Ă©duquĂ©s et ont une meilleure idĂ©e de comment l’adresser. La rĂ©ponse rĂ©side dans une complĂ©mentaritĂ© des ressources, oĂą le digital vient en support de l’humain pour lui permettre de se focaliser sur le bon niveau de risque. »
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MĂ©thodologieĚý:
Étude réalisée auprès d’un échantillon de 151 DAF et responsables de trésorerie d’entreprise de plus de 250 salariés :
- 125 Responsables / Directeurs Administratif et/ou Financiers (DAF)
- 26 Responsables / Directeurs de la trésorerie