Le Big Data est le flot d’informations dans lequel nous nous trouvons tous les jours (des zettaoctets de donnĂ©es provenant de nos ordinateurs, des terminaux mobiles et des capteurs). Ces donnĂ©es sont utilisĂ©es par les entreprises pour orienter la prise de dĂ©cisions, amĂ©liorer les processus et les stratĂ©gies, et crĂ©er des produits, des services et des expĂ©riences centrĂ©s sur le client.
Le Big Data dĂ©signe non seulement de gros volumes de donnĂ©es, mais aussi des donnĂ©es de nature variĂ©e et complexe. Il dĂ©passe gĂ©nĂ©ralement la capacitĂ© des bases de donnĂ©es traditionnelles Ă capturer, gĂ©rer et traiter ce type de donnĂ©es. De plus, le Big Data peut provenir de n’importe oĂą et de tout ce que nous sommes en mesure de surveiller numĂ©riquement. Les satellites, les appareils IoT (Internet des Objets), les radars et les tendances des rĂ©seaux sociaux ne sont que quelques exemples parmi la multitude de sources de donnĂ©es explorĂ©es et analysĂ©es pour rendre les entreprises plus rĂ©silientes et compĂ©titives.
L’importance de l’analyse du Big Data
La vĂ©ritable valeur du Big Data se mesure d’après votre capacitĂ© Ă l’analyser et Ă le comprendre. L’ (IA), le et les technologies de base de donnĂ©es modernes permettent de le visualiser et de l’analyser pour fournir des informations exploitables en temps rĂ©el. L’analyse du Big Data aide les entreprises Ă exploiter leurs donnĂ©es en vue de saisir de nouvelles opportunitĂ©s et de crĂ©er de nouveaux modèles de gestion. Comme l’a si bien dit Geoffrey Moore, auteur et analyste de gestion, « sans analyse du Big Data, les entreprises sont aveugles et sourdes, errant sur le Web comme des cerfs sur une autoroute ».
L’Ă©volution du Big Data
Aussi inconcevable que cela puisse paraĂ®tre aujourd’hui, l’Apollo Guidance Computer a emmenĂ© l’homme sur la lune avec moins de 80 kilo-octets de mĂ©moire. Depuis, la technologie informatique s’est dĂ©veloppĂ©e Ă un rythme exponentiel, de mĂŞme que la gĂ©nĂ©ration de donnĂ©es. La capacitĂ© technologique mondiale Ă stocker des donnĂ©es a doublĂ© tous les trois ans depuis les annĂ©es 1980. Il y a un peu plus de 50 ans, lors du lancement d’Apollo 11, la quantitĂ© de donnĂ©es numĂ©riques gĂ©nĂ©rĂ©es dans le monde aurait pu tenir dans un ordinateur portable. Aujourd’hui, l’ ce chiffre Ă 44 zettaoctets (soit 44 000 milliards de gigaoctets) et prĂ©voit qu’il atteindra 163 zettaoctets en 2025.
44 zettaoctets de donnĂ©es numĂ©riques aujourd’hui,Â
163 zettaoctets de donnĂ©es numĂ©riques en 2025,Â
Plus les logiciels et la technologie se dĂ©veloppent, moins les systèmes non numĂ©riques sont viables. Le traitement des donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es et collectĂ©es numĂ©riquement requiert des systèmes de data management plus avancĂ©s. En outre, la croissance exponentielle des plates-formes de rĂ©seaux sociaux, des technologies pour smartphones et des appareils IoT connectĂ©s numĂ©riquement ont contribuĂ© Ă l’Ă©mergence du Big Data.
Types de Big Data : que sont les données structurées et non structurées ?
Les ensembles de données sont généralement catégorisés en trois types, selon leur structure et la complexité de leur indexation.

- DonnĂ©es structurĂ©es : ce type de donnĂ©es est le plus simple Ă organiser et Ă rechercher. Il peut inclure des donnĂ©es financières, des machine logs et des dĂ©tails dĂ©mographiques. Une feuille de calcul Microsoft Excel, avec sa mise en forme de colonnes et de lignes prĂ©dĂ©finies, offre un moyen efficace de visualiser les donnĂ©es structurĂ©es. Ses composants peuvent facilement ĂŞtre catĂ©gorisĂ©s, ce qui permet aux concepteurs et administrateurs de bases de donnĂ©es de dĂ©finir des algorithmes simples pour la recherche et l’analyse. MĂŞme lorsque les donnĂ©es structurĂ©es sont très volumineuses, elles ne sont pas nĂ©cessairement qualifiĂ©es de Big Data, car elles sont relativement simples Ă gĂ©rer et ne rĂ©pondent donc pas aux critères qui dĂ©finissent le Big Data. Traditionnellement, les bases de donnĂ©es utilisent un langage de programmation appelĂ© SQL (Structured Query Language) pour gĂ©rer les donnĂ©es structurĂ©es. SQL a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par IBM dans les annĂ©es 1970 pour permettre aux dĂ©veloppeurs de crĂ©er et gĂ©rer des bases de donnĂ©es relationnelles (de type feuille de calcul) qui commençaient Ă Ă©merger Ă l’Ă©poque.
- DonnĂ©es non structurĂ©es : cette catĂ©gorie de donnĂ©es peut inclure des publications sur les rĂ©seaux sociaux, des fichiers audio, des images et des commentaires client ouverts. Ces donnĂ©es ne peuvent pas ĂŞtre facilement capturĂ©es dans les bases de donnĂ©es relationnelles standard en lignes et colonnes. Auparavant, les entreprises qui voulaient rechercher, gĂ©rer ou analyser de grandes quantitĂ©s de donnĂ©es non structurĂ©es devaient utiliser des processus manuels laborieux. La valeur potentielle liĂ©e Ă l’analyse et Ă la comprĂ©hension de ces donnĂ©es ne faisait aucun doute, mais le coĂ»t associĂ© Ă©tait souvent trop exorbitant pour en valoir la peine. Compte tenu du temps nĂ©cessaire, les rĂ©sultats Ă©taient souvent obsolètes avant mĂŞme d’ĂŞtre gĂ©nĂ©rĂ©s. Contrairement aux feuilles de calcul ou aux bases de donnĂ©es relationnelles, les donnĂ©es non structurĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement stockĂ©es dans des lacs de donnĂ©es, des entrepĂ´ts de donnĂ©es et des bases de donnĂ©es NoSQL.
- DonnĂ©es semi-structurĂ©es : comme leur nom l’indique, les donnĂ©es semi-structurĂ©es intègrent Ă la fois des donnĂ©es structurĂ©es et non structurĂ©es. Les e-mails en sont un bon exemple, car ils incluent des donnĂ©es non structurĂ©es dans le corps du message, ainsi que d’autres propriĂ©tĂ©s organisationnelles telles que l’expĂ©diteur, le destinataire, l’objet et la date. Les dispositifs qui utilisent le marquage gĂ©ographique, les horodatages ou les balises sĂ©mantiques peuvent Ă©galement fournir des donnĂ©es structurĂ©es avec un contenu non structurĂ©. Une image de smartphone non identifiĂ©e, par exemple, peut indiquer qu’il s’agit d’un selfie et prĂ©ciser l’heure et l’endroit oĂą il a Ă©tĂ© pris. Une base de donnĂ©es moderne exĂ©cutant une technologie d’IA peut non seulement identifier instantanĂ©ment diffĂ©rents types de donnĂ©es, mais aussi gĂ©nĂ©rer des algorithmes en temps rĂ©el pour gĂ©rer et analyser efficacement les ensembles de donnĂ©es disparates.
Les sources du Big Data
Les objets gĂ©nĂ©rateurs de donnĂ©es se dĂ©veloppent Ă un rythme spectaculaire, depuis les drones jusqu’aux grille-pains. Toutefois, Ă des fins de catĂ©gorisation, les sources de donnĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement divisĂ©es en trois types :

Données sociales
Comme leur nom l’indique, les donnĂ©es sociales sont gĂ©nĂ©rĂ©es par les rĂ©seaux sociaux : commentaires, publications, images et, de plus en plus, vidĂ©os. En outre, compte tenu de l’ubiquitĂ© croissante des rĂ©seaux 4G et 5G, on estime que le nombre de personnes dans le monde qui regardent rĂ©gulièrement des contenus vidĂ©o sur leur smartphone atteindra . Bien que les tendances concernant les rĂ©seaux sociaux et leur utilisation Ă©voluent rapidement et de manière imprĂ©visible, leur progression en tant que gĂ©nĂ©rateurs de donnĂ©es numĂ©riques est incontestable.
Données machine
Les machines et appareils IoT sont Ă©quipĂ©s de capteurs et ont la capacitĂ© d’envoyer et de recevoir des donnĂ©es numĂ©riques. Les capteurs IoT aident les entreprises Ă collecter et traiter les donnĂ©es machine provenant des appareils, des vĂ©hicules et des Ă©quipements. Globalement, le nombre d’objets gĂ©nĂ©rateurs de donnĂ©es augmente rapidement, des capteurs mĂ©tĂ©orologiques et de trafic jusqu’Ă la surveillance de la sĂ©curitĂ©. Selon l’IDC, il y aura plus de 40 milliards d’appareils IoT en 2025, gĂ©nĂ©rant près de la moitiĂ© des donnĂ©es numĂ©riques mondiales.
Données altérables
Il s’agit des donnĂ©es parmi les plus Ă©volutives au monde. Par exemple, un dĂ©taillant international traite plus d’un million de transactions client par heure. Si l’on ajoute Ă cela les transactions d’achat et bancaires au niveau mondial, on comprend mieux le volume phĂ©nomĂ©nal de donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es. En outre, les donnĂ©es altĂ©rables contiennent de plus en plus de donnĂ©es semi-structurĂ©es, y compris des images et des commentaires, ce qui les rend d’autant plus complexes Ă gĂ©rer et Ă traiter.
Les cinq V du Big Data
Ce n’est pas parce qu’un ensemble de donnĂ©es est volumineux qu’il s’agit nĂ©cessairement de Big Data. Pour ĂŞtre qualifiĂ©es en tant que telles, les donnĂ©es doivent possĂ©der au minimum les cinq caractĂ©ristiques suivantes :

- Volume : mĂŞme si le volume n’est pas le seul composant qui constitue le Big Data, il s’agit d’une de ses caractĂ©ristiques principales. Pour gĂ©rer et exploiter pleinement le Big Data, des algorithmes avancĂ©s et des analyses pilotĂ©es par l’IA sont nĂ©cessaires. Mais avant tout cela, il doit exister un moyen fiable et sĂ©curisĂ© de stocker, d’organiser et d’extraire les tĂ©raoctets de donnĂ©es dĂ©tenus par les grandes entreprises.
- łŐľ±łŮ±đ˛ő˛ő±đĚý:Ěýauparavant, les donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es devaient ensuite ĂŞtre saisies dans un système de base de donnĂ©es traditionnel (souvent manuellement) avant de pouvoir ĂŞtre analysĂ©es ou extraites. Aujourd’hui, grâce Ă la technologie du Big Data, les bases de donnĂ©es sont capables de traiter, d’analyser et de configurer les donnĂ©es lorsqu’elles sont gĂ©nĂ©rĂ©es, parfois en l’espace de quelques millisecondes. Pour les entreprises, cela signifie que les donnĂ©es en temps rĂ©el peuvent ĂŞtre exploitĂ©es pour saisir des opportunitĂ©s financières, rĂ©pondre aux besoins des clients, prĂ©venir la fraude et exĂ©cuter toute autre activitĂ© pour laquelle la rapiditĂ© est un facteur clĂ©.
- łŐ˛ą°ůľ±Ă©łŮĂ©Ěý:Ěýles ensembles de donnĂ©es contenant uniquement des donnĂ©es structurĂ©es ne relèvent pas nĂ©cessairement du Big Data, quel que soit leur volume. Le Big Data comprend gĂ©nĂ©ralement des combinaisons de donnĂ©es structurĂ©es, non structurĂ©es et semi-structurĂ©es. Les solutions de gestion des donnĂ©es et les bases de donnĂ©es traditionnelles n’offrent pas la flexibilitĂ© et le pĂ©rimètre nĂ©cessaires pour gĂ©rer les ensembles de donnĂ©es complexes et disparates qui constituent le Big Data.
- łŐĂ©°ů˛ął¦ľ±łŮĂ©Ěý:Ěýbien que les bases de donnĂ©es modernes permettent aux entreprises d’accumuler et d’identifier des volumes considĂ©rables de Big Data de diffĂ©rents types, elles ne sont utiles que si elles sont prĂ©cises, pertinentes et opportunes. S’agissant des bases de donnĂ©es traditionnelles alimentĂ©es uniquement avec des donnĂ©es structurĂ©es, le manque de prĂ©cision des donnĂ©es Ă©tait souvent dĂ» Ă des erreurs syntaxiques et des fautes de frappe. Les donnĂ©es non structurĂ©es prĂ©sentent toute une sĂ©rie de nouvelles difficultĂ©s en matière de vĂ©racitĂ©. Les prĂ©jugĂ©s humains, le « bruit social » et les problèmes liĂ©s Ă la provenance des donnĂ©es peuvent avoir un impact sur la qualitĂ© des donnĂ©es.
- Valeur : les rĂ©sultats de l’analyse du Big Data sont souvent fascinants et inattendus. Mais pour les entreprises, l’analyse du Big Data doit fournir une visibilitĂ© qui les aident Ă gagner en compĂ©titivitĂ© et en rĂ©silience, et Ă mieux servir leurs clients. Les technologies modernes offrent la possibilitĂ© de collecter et d’extraire des donnĂ©es susceptibles de procurer un avantage mesurable Ă la fois en termes de rĂ©sultats et de rĂ©silience opĂ©rationnelle.
Avantages du Big Data
ł˘±đ˛őĚý permettent aux entreprises de transformer leurs donnĂ©es brutes en informations pertinentes avec une rapiditĂ© et une prĂ©cision sans prĂ©cĂ©dent.
- DĂ©veloppement de produits et de services :l’analyse du Big Data permet aux dĂ©veloppeurs de produits d’analyser les donnĂ©es non structurĂ©es, telles que les tĂ©moignages clients et les tendances culturelles, et de rĂ©agir rapidement.
- Maintenance prĂ©dictive : dans le cadre d’une, McKinsey a constatĂ© que l’analyse du Big Data Ă©manant des machines IoT pouvait rĂ©duire les coĂ»ts de maintenance des Ă©quipements jusqu’Ă 40 %.
- ExpĂ©rience client :dans le cadre d’une  auprès de responsables d’entreprises du monde entier, Gartner a dĂ©terminĂ© que « les entreprises en croissance collectent plus activement des donnĂ©es sur l’expĂ©rience client que les entreprises Ă croissance nulle ». L’analyse du Big Data permet aux entreprises d’amĂ©liorer et de personnaliser l’expĂ©rience de leurs clients avec leur marque.
- Gestion de la rĂ©silience et des risques :la pandĂ©mie de COVID-19 a Ă©tĂ© une vĂ©ritable prise de conscience pour de nombreux dirigeants d’entreprise qui se sont rendu compte Ă quel point leur activitĂ© Ă©tait vulnĂ©rable. La visibilitĂ© offerte par le Big Data peut aider les entreprises Ă anticiper les risques et Ă se prĂ©parer aux imprĂ©vus.
- Économies et efficacitĂ© accrue : lorsque les entreprises effectuent une analyse avancĂ©e du Big Data pour tous les processus de l’organisation, elles peuvent non seulement dĂ©tecter les inefficacitĂ©s, mais aussi dĂ©ployer des solutions rapides et efficaces.
- Amélioration de la compétitivité : les informations obtenues grâce au Big Data peuvent aider les entreprises à réaliser des économies, à satisfaire leurs clients, à concevoir de meilleurs produits et à innover dans les opérations de gestion.
IA et Big Data
La gestion du Big Data repose sur des systèmes capables de traiter et d’analyser efficacement de gros volumes d’informations disparates et complexes. Ă€ cet Ă©gard, le Big Data et l’IA ont une relation de rĂ©ciprocitĂ©. Sans l’IA pour l’organiser et l’analyser, le Big Data n’aurait pas grande utilitĂ©. Et pour que l’IA puisse gĂ©nĂ©rer des analyses suffisamment fiables pour ĂŞtre exploitables, le Big Data doit contenir des ensembles de donnĂ©es suffisamment Ă©tendus. Comme l’indique Brandon Purcell, analyste chez Forrester Research, « les donnĂ©es sont au cĹ“ur de l’intelligence artificielle. Un système d’IA doit apprendre des donnĂ©es pour remplir sa fonction ».
« Les donnĂ©es sont au cĹ“ur de l’intelligence artificielle. Un système d’IA doit apprendre des donnĂ©es pour remplir sa fonction ».
Brandon Purcell, analyste, Forrester Research
Machine learning et Big Data
Les algorithmes de machine learning dĂ©finissent les donnĂ©es entrantes et identifient des modèles associĂ©s. Ces informations permettent de prendre des dĂ©cisions avisĂ©es et d’automatiser les processus. Le machine learning se nourrit du Big Data, car plus les ensembles de donnĂ©es analysĂ©s sont fiables, plus le système est susceptible d’apprendre, de faire Ă©voluer et d’adapter ses processus en continu.
Technologies du Big Data
Architecture du Big Data
Ă€ l’instar de l’architecture du bâtiment, l’architecture du Big Data fournit un modèle pour la structure de base dĂ©terminant la manière dont les entreprises gèrent et analysent leurs donnĂ©es. L’architecture du Big Data mappe les processus requis pour gĂ©rer le Big Data Ă travers quatre « couches » de base, des sources de donnĂ©es au stockage des donnĂ©es, puis Ă l’analyse du Big Data, et enfin via la couche de consommation dans laquelle les rĂ©sultats analysĂ©s sont prĂ©sentĂ©s en tant que .
Analyse du Big Data
Ce processus permet de visualiser les donnĂ©es de manière pertinente grâce Ă l’utilisation de la modĂ©lisation des donnĂ©es et d’algorithmes spĂ©cifiques aux caractĂ©ristiques du Big Data. Dans le cadre d’une  et d’une enquĂŞte de la MIT Sloan School of Management, plus de 2 000 dirigeants d’entreprise ont Ă©tĂ© interrogĂ©s sur leur expĂ©rience en matière d’analyse du Big Data. Comme on pouvait s’y attendre, ceux qui s’Ă©taient impliquĂ©s dans le dĂ©veloppement de stratĂ©gies de gestion du Big Data ont obtenu les rĂ©sultats les plus significatifs.
Big Data et Apache Hadoop
Imaginez une grande boĂ®te contenant 10 pièces de 10 centimes et 100 pièces de 5 centimes. Puis imaginez 10 boĂ®tes plus petites, cĂ´te Ă cĂ´te, contenant chacune 10 pièces de 5 centimes et une seule pièce de 10 centimes. Dans quel scĂ©nario sera-t-il plus facile de repĂ©rer les pièces de 10 centimes ?  fonctionne sur ce principe. Il s’agit d’une structure en open source permettant de gĂ©rer le traitement du Big Data distribuĂ© sur un rĂ©seau constituĂ© de nombreux ordinateurs connectĂ©s. Ainsi, au lieu d’utiliser un gros ordinateur pour stocker et traiter toutes les donnĂ©es, Hadoop regroupe plusieurs ordinateurs sur un rĂ©seau pouvant Ă©voluer presque Ă l’infini et analyse les donnĂ©es en parallèle. Ce processus utilise gĂ©nĂ©ralement un modèle de programmation appelé , qui coordonne le traitement du Big Data en regroupant les ordinateurs distribuĂ©s.
Lacs de données, entrepôts de données et NoSQL
Les bases de donnĂ©es traditionnelles de type feuille de calcul SQL servent Ă stocker les donnĂ©es structurĂ©es. Le Big Data non structurĂ© et semi-structurĂ© nĂ©cessite des modèles de stockage et de traitement uniques, car il ne peut pas ĂŞtre indexĂ© et catĂ©gorisĂ©. Les lacs de donnĂ©es, les entrepĂ´ts de donnĂ©es et les bases de donnĂ©es NoSQL sont des rĂ©fĂ©rentiels de donnĂ©es capables de gĂ©rer les ensembles de donnĂ©es non traditionnels. Un lac de donnĂ©es est un vaste pool de donnĂ©es brutes qui n’ont pas encore Ă©tĂ© traitĂ©es. Un entrepĂ´t de donnĂ©es est un rĂ©fĂ©rentiel de donnĂ©es qui ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© traitĂ©es Ă des fins spĂ©cifiques. Les bases de donnĂ©es NoSQL fournissent un schĂ©ma flexible qui peut ĂŞtre modifiĂ© en fonction de la nature des donnĂ©es Ă traiter. Ces systèmes prĂ©sentent chacun des avantages et des inconvĂ©nients, c’est pourquoi de nombreuses entreprises utilisent plutĂ´t une combinaison de ces rĂ©fĂ©rentiels de donnĂ©es pour rĂ©pondre au mieux Ă leurs besoins.
Bases de données in-memory
Les bases de donnĂ©es traditionnelles sur disque ont Ă©tĂ© conçues pour SQL et les bases de donnĂ©es relationnelles. Bien qu’elles soient capables de traiter de gros volumes de donnĂ©es structurĂ©es, elles ne sont pas adaptĂ©es au stockage et au traitement des donnĂ©es non structurĂ©es. Dans le cas des , le traitement et l’analyse se font entièrement dans la RAM, pour ne pas avoir Ă extraire les donnĂ©es d’un système sur disque. Les bases de donnĂ©es in-memory reposent Ă©galement sur des architectures distribuĂ©es. Cela signifie qu’elles peuvent atteindre des vitesses beaucoup plus Ă©levĂ©es en utilisant le traitement parallèle, par rapport aux modèles de base de donnĂ©es sur disque Ă un seul nĹ“ud.
Fonctionnement du Big Data
Le Big Data remplit ses fonctions lorsque son analyse fournit des informations pertinentes et exploitables qui amĂ©liorent l’activitĂ© de manière significative. Pour se prĂ©parer Ă la transition vers le Big Data, les entreprises doivent s’assurer que leurs systèmes et processus sont en mesure de collecter, de stocker et d’analyser le Big Data.

- Collecter le Big Data.Une grande partie de ce dernier est constituĂ©e d’Ă©normes ensembles de donnĂ©es non structurĂ©es qui Ă©manent de sources disparates et incohĂ©rentes. Les bases de donnĂ©es traditionnelles sur disque et les mĂ©canismes d’intĂ©gration des donnĂ©es ne sont pas suffisamment performants pour les gĂ©rer. La gestion du Big Data requiert des solutions de base de donnĂ©es in-memory et des solutions logicielles spĂ©cifiques de l’acquisition de ce type de donnĂ©es.
- Stocker le Big Data. Comme son nom l’indique, le Big Data est volumineux. De nombreuses entreprises utilisent des solutions de stockage sur site pour leurs donnĂ©es existantes et espèrent rĂ©aliser des Ă©conomies en rĂ©utilisant ces rĂ©fĂ©rentiels pour traiter le Big Data. Toutefois, ce dernier est plus performant lorsqu’il n’est pas soumis Ă des contraintes de taille et de mĂ©moire. Les entreprises qui n’intègrent pas dès le dĂ©part des solutions de stockage Cloud dans leurs modèles de Big Data le regrettent souvent quelques mois plus tard.
- Analyser le Big Data. Il est impossible d’exploiter pleinement le potentiel du Big Data sans utiliser les technologies d’IA et de machine learning pour l’analyser. L’un des cinq V du Big Data est la « vitesse ». Pour ĂŞtre utiles et exploitables, les informations doivent ĂŞtre gĂ©nĂ©rĂ©es rapidement. Les processus d’analyse doivent s’auto-optimiser et tirer rĂ©gulièrement profit de l’expĂ©rience, un objectif qui ne peut ĂŞtre atteint qu’avec l’IA et les technologies modernes de bases de donnĂ©es.
Applications du Big Data
La visibilitĂ© offerte par le Big Data est bĂ©nĂ©fique Ă la plupart des entreprises ou secteurs d’activitĂ©. Cependant, ce sont les grandes entreprises aux missions opĂ©rationnelles complexes qui en tirent souvent le meilleur parti.
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Finance |
Dans le Journal of Big Data, une  souligne que le Big Data « joue un rĂ´le important dans l’Ă©volution du secteur des services financiers, en particulier dans le commerce et les investissements, la rĂ©forme fiscale, la dĂ©tection et les enquĂŞtes en matière de fraude, l’analyse des risques et l’automatisation ». Il a Ă©galement contribuĂ© Ă en analysant les donnĂ©es et les commentaires des clients pour obtenir les informations nĂ©cessaires Ă l’amĂ©lioration de la satisfaction et de l’expĂ©rience client. Les ensembles de donnĂ©es altĂ©rables figurent parmi les plus importants et les plus Ă©volutifs au monde. L’adoption croissante de solutions avancĂ©es de gestion du Big Data permettra aux banques et aux Ă©tablissements financiers de protĂ©ger ces donnĂ©es et de les utiliser d’une manière qui bĂ©nĂ©ficie Ă la fois au client et Ă l’entreprise. |
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Hygiène et santé |
L’analyse du Big Data permet aux professionnels de santĂ© d’Ă©tablir des diagnostics plus prĂ©cis, fondĂ©s sur des donnĂ©es avĂ©rĂ©es. De plus, le Big Data aide les administrateurs d’hĂ´pitaux Ă identifier les tendances, Ă gĂ©rer les risques et Ă limiter les dĂ©penses inutiles, afin de consacrer le maximum de fonds aux soins des patients et Ă la recherche. En cette pĂ©riode de pandĂ©mie, les chercheurs du monde entier s’efforcent de traiter et de gĂ©rer au mieux la COVID-19, et le Big Data joue un rĂ´le fondamental dans ce processus. Un  paru dans The Scientist explique comment des Ă©quipes mĂ©dicales ont pu collaborer et analyser le Big Data afin de lutter contre le coronavirus : « Nous pourrions transformer la science clinique en exploitant les outils et les ressources du Big Data et de la science des donnĂ©es d’une manière que nous pensions impossible ». |
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Transport et logistique |
L’« effet Amazon » est un terme qui dĂ©finit la manière dont Amazon a fait de la livraison en un jour la nouvelle norme, les clients exigeant dĂ©sormais la mĂŞme vitesse d’expĂ©dition pour tout ce qu’ils commandent en ligne. Le  souligne qu’en raison de l’effet Amazon, « la course logistique au dernier kilomètre ne fera que s’intensifier ». Les entreprises du secteur s’appuient de plus en plus sur l’analyse du Big Data pour optimiser la planification des itinĂ©raires, la consolidation des charges et les mesures d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. |
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É»ĺłÜł¦˛ąłŮľ±´Ç˛Ô |
Depuis l’apparition de la pandĂ©mie, les Ă©tablissements d’enseignement du monde entier ont dĂ» rĂ©inventer leurs programmes d’Ă©tudes et leurs mĂ©thodes d’enseignement afin de faciliter l’apprentissage Ă distance. L’un des principaux dĂ©fis a Ă©tĂ© de trouver des moyens fiables d’analyser et d’Ă©valuer la performance des Ă©tudiants et l’efficacitĂ© globale des mĂ©thodes d’enseignement en ligne. Un article paru en 2020 au sujet de l’impact du Big Data sur la formation et l’apprentissage en ligne indique, au sujet des enseignants, que « le Big Data les aide Ă gagner en confiance pour personnaliser l’enseignement, dĂ©velopper l’apprentissage mixte, transformer les systèmes d’Ă©valuation et promouvoir l’apprentissage continu ». |
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Énergie et services publics |
Selon le , le service public consacre plus de 1,4 milliard de dollars aux relevĂ©s de compteurs et s’appuie gĂ©nĂ©ralement sur des compteurs analogiques et des lectures manuelles peu frĂ©quentes. Les relevĂ©s de compteurs intelligents fournissent des donnĂ©es numĂ©riques plusieurs fois par jour et, grâce Ă l’analyse du Big Data, ces informations permettent d’accroĂ®tre l’efficacitĂ© de la consommation Ă©nergĂ©tique, ainsi que la prĂ©cision des prix et des prĂ©visions. En outre, lorsque les agents n’ont plus Ă se charger des relevĂ©s de compteurs, la saisie et l’analyse des donnĂ©es peuvent permettre de les rĂ©affecter plus rapidement lĂ oĂą les rĂ©parations et les mises Ă niveau sont les plus urgentes. |
Publié en anglais sur
